Correspondances

Avant tout un grand merci à tous d’être venus, parfois de loin, rendre un dernier hommage à Emmanuel.

C’est une belle assemblée que nous avons là, et qui montre à quel point il était apprécié.

Ces deux dernières années de maladie, Emmanuel les a passé entouré de femmes, petites fées de son quotidien.
Infirmières, aides-soignantes, si dévouées,
Claudia la joyeuse, Nathalie la douce.
Toutes orchestrées par sa femme Honorine, présente jour et nuit à ses côtés.

A elles toutes un grand merci !
Surtout à toi, maman, qui nous a permis de l’accompagner ensemble jusqu’au dernier souffle, avec le petit Simon, dans sa chère maison.

Pourvu que ma voix ne s’étrangle pas sous l’émotion !

Papa ( je suis bien la seule malgré tous tes enfants spirituels à te nommer ainsi ! )
on dit que tout se joue dans la petite enfance.
Je ne suis arrivée que dans la deuxième partie de ta vie, et tu as pris ton rôle de père très au sérieux, tentant au mieux de me transmettre tes valeurs.

Tu m’as offert la richesse d’une enfance insouciante sans faire de moi une enfant gâtée.

De la proximité quotidienne avec la nature,
des découvertes aux quatre coins de la France et de l’Europe,
des rencontres, des amis,
je garde un souvenir ébloui. 

A l’adolescence, deux générations nous séparaient, et, encore peu sûre de moi, j’exerçais mon esprit de contradiction.
Les échanges étaient toniques !
Peut-être en as-tu souffert.
De mon parcours de vie atypique aussi.

Mais grâce à toi, à la force de caractère que tu m’as donné,
grâce à cette enfance heureuse et épanouie,
je suis et resterai une femme de convictions, indépendante et libre, un peu à ton image finalement.

C’est ainsi que tu vivras toujours en moi et, si je m’y prends bien, plus tard en ton petit fils Simon.

Séverine Jonquière

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