Correspondances

tu es celui de peu
la nuit n’a plus qu’un dos
non dit de grand chemin
ma gloriette de mots
ceux là qui vont par deux
comme un premier dimanche
et nos baisers qui poussent

regarde ici ce bleu
que tu recouvres encore
d’une écume cent fois
la toile sur la planche
qui protège du bord
ma pelote du froid

je suis celui de peu
qui garde au fond des yeux
tes voiles et tes bateaux
dans l’atelier furieux
à ce bon bout de temps
gloriette de pinceaux
ceux là qui vont par deux

comme un dernier dimanche
et nos baisers qui toussent

tu es ce cœur battu
qui assemble les arbres
une petite laine à la mèche du vent
celui d’un rien venu
mais à hauteur d’enfant
qu’on regarde debout
comme ce bois d’antan

je suis celui de peu
la nuit n’a plus qu’un dos

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