Marines au trait
Au cours de sa carrière professionnelle, Emmanuel Jonquière a participé à de nombreux projets d’architecture d’intérieure et de design :
1957–1958 – Il est collaborateur en architecture intérieure pour l’agencement des magasins dans la société Magasin et Décoration- Ets. PERUSAT à Paris.
1958-1959 – STEPH SIMON ouvre boulevard St. Germain une galerie d’art, de décor et de mobilier où il intègre un bureau d’études chargé de concevoir des aménagements intérieurs, dirigé par Charlotte Perriand et Jean Prouvé. Des modèles de mobilier standardisés y sont créés, exposés et édités.
Emmanuel participe, avec Ch. Perriand, Le Corbusier et Costa, en tant que dessinateur hautement spécialisé aux études de mobilier et à l’aménagement intérieur du Pavillon du Brésil à la Cité Universitaire à Paris.
1959-1961 – Il est créateur de modèles d’orfèvrerie à l’entreprise d’orfèvrerie CHRISTOFLE, spécialisée dans l’art de la table.
1961-1963 – Max INGRAND maître- verrier et décorateur emploie le jeune Emmanuel en tant que collaborateur pour des animations murales en dalles de verre gravé et la piscine de 1ère classe au Paquebot France, ainsi que pour la création et la réalisation de vitraux pour l’église St. Pierre de Chanel à Lyon.
Il reçoit à cette époque deux prix :
1963-1965 – L’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Parisienne : chargé de mission afin de mener des études d’impact indispensables à l’aménagement de la région parisienne : le futur aéroport CDG et les cinq villes nouvelles gravitant autour de la capitale.
La mise en place du 1% artistique ou culturel dans les années 60, institue la création d’œuvres d’artistes plasticiens associés à la création architecturale publique, principalement dans le cadre de l’Education Nationale : 1% des sommes consacrés par l’Etat pour chaque construction d’établissement scolaire ou universitaire devait financer la réalisation d’une œuvre d’art contemporaine intégrée au projet architectural.
Entre 1965 et 1980, en collaboration étroite avec des architectes, de nombreux établissements scolaires ou publics verront des œuvres en volume, des mobiles, des animations murales, des aménagements extérieurs conçus par le plasticien E. Jonquière. Il est chargé à la fois de la conception du projet, de la fabrication d’éléments en usine et de la réalisation de l’œuvre sur le site. Curieux d’expérimenter de nouveaux matériaux comme le plexiglas, le plastique, la résine, le béton moulé, le métal Corten, souvent utilisés dans l’architecture et la construction, il façonne les différents éléments et les assemble tout en respectant les contraintes techniques. Le matériau est laissé brut comme l’acier, le plexiglas ou le béton moulé, ou bien recouvert de peinture aux couleurs toniques, souvent primaires ou saturées. L’assemblage des motifs principalement orthogonaux et géométriques forment des compositions spatiales structurées, intégrées dans le cadre bâti.
Ses créations sont le reflet de ses convictions sur l’esthétique sociale de l’art pour tous, accessible au plus grand nombre sur des lieux publics, en opposition à l’art individualiste et élitiste.
Vous trouverez ci-après les visuels des projets suivants :